Atelier « Construction des personnages » : quand le Diable se cache dans les détails.

Published on: 30 janvier 2018

Filled Under: Ateliers, Conseil

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Samedi 27 janvier « Comment bien construire ses personnages? » était la question sur les lèvres des 28 membres de Séquences7, réunis en atelier sous la houlette de l’affable et bienveillant Alain Layrac, scénariste pour le cinéma et la télévision, mais aussi formateur, consultant et auteur. Si l’homme est attachant, le professionnel n’en est pas moins terriblement efficace.

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Définir la psychologie d’un protagoniste par ses habitudes, préparer ses effets en pensant et semant en amont des informations, mais aussi et surtout voir se dégager des problématiques claires dès le synopsis sont autant de « secrets » dispensés durant cette session pour comprendre comment créer des personnages crédibles, aux motivations et comportements convaincants.

« L’art du détail »

Insistant sur le poids du réel dans la fiction et prônant l’observation comme source d’ inspiration, l’atelier a mis en évidence la subtile nécessité de faire vivre un personnage par les détails. D’où le besoin et l’utilité d’appréhender le scénario d’un film dans sa vision globale. Un ensemble dont la trame temporelle narrative est comme un écrin où s’enchevêtrent les petites histoires et les moments de vie anodins, donnant ainsi corps aux personnages qui habitent et animent le récit. 

Si la méthode graphique et visuelle de construction basée sur des axes temporels superposés à un scénario en 3 actes semble avoir convaincu les participants, il ne leur aura pas échappé que le perfectionnisme d’Alain était surtout le résultat de l’amour, du plaisir et de la curiosité qu’il a à connaître la vie de ses personnages sur le bout des doigts.

«Écrire pour la marge »

« II faut faire vivre le personnage hors de l’histoire pour qu’il prenne du poids dans le film (…) ». Une simple phrase pour résumer la ligne directrice de cette journée. Qu’il s’agisse de trouver ou de répondre à une problématique, définir un point « de démence » ou créer du conflit, il semble indiscutable qu’écrire pour la marge – c’est-à-dire coucher sur papier tout ce que l’on sait ou veut savoir de ses personnages sans que cela ne se voie ou ne se sache directement dans le film – soit une des recettes magiques d’Alain.

Penser des scènes qui ne servent à rien en apparence est en réalité le travail préparatoire nécessaire aux futurs grands moments qui émergeront de l’histoire par la suite. Un constat qui incite à se retrousser les manches et à être inventif. Ce temps passé à créer sans contrainte sera autant de temps gagné lorsque viendra l’heure de structurer efficacement et rythmer le récit sans l’alourdir.

En conclusion, un atelier riche, passionnant mais surtout tout en finesse qu’Alain Layrac a animé de sa passion pour l’humain, partageant son enthousiasme à raconter des personnages et des histoires ayant pour racines le réel et l’anecdotique. Au final, la sensation qu’Alain a compris une chose importante : les histoires les plus extraordinaires se déroulent généralement au quotidien, dans la vraie vie, le scénario n’étant là au final que pour les rendre crédibles à l’écran.

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